Retraite anticipée à taux plein : incapacité permanente, handicap, inaptitude
Préparer et sécuriser votre départ
Partir à la retraite avant l’âge légal, au titre d’une carrière longue, d’un handicap ou d’une inaptitude tout en bénéficiant du taux plein, est possible dans plusieurs situations mais à des conditions précises, qui exigent une étude attentive de votre carrière. Une demande non faite, un prérequis non rempli ou un dispositif ignoré : autant d’éléments qui peuvent retarder votre départ ou réduire votre pension.
Je vous aide à y voir clair : déterminer si un départ anticipé est ouvert dans votre cas, vérifier que votre carrière est correctement enregistrée, et préparer un dossier qui sécurise vos droits.
Ce que recouvre cette prestation
Plusieurs dispositifs peuvent permettre un départ anticipé à taux plein. Selon votre parcours, l’un ou l’autre peut s’appliquer :
Le départ anticipé lié à une incapacité ou à un handicap, lorsque votre état de santé, une incapacité permanente reconnue ou un handicap durable ouvrent des droits spécifiques.
Le départ au titre de l’inaptitude, selon les expositions subies au cours de votre carrière ou votre état de santé en fin de parcours.
Comment je vous accompagne
- Le bilan de vos droits. À partir de votre situation et de votre parcours, je détermine quels dispositifs de départ anticipé sont susceptibles de s’appliquer, et à quelle échéance.
- La reconstitution et la régularisation de carrière. C’est souvent le cœur du travail. Je vérifie votre relevé de carrière ligne par ligne, j’identifie les périodes manquantes, mal reportées ou non validées (emplois anciens, périodes de chômage, de maladie, de service, d’activité à l’étranger…), et je vous aide à les faire régulariser auprès des régimes concernés.
- L’optimisation du moment de départ. Quelques trimestres ou quelques mois peuvent changer significativement le montant de votre pension. Je vous aide à identifier la date de départ la plus favorable.
- La préparation du dossier. Je vous accompagne dans la constitution du dossier de demande de retraite et des éventuelles demandes annexes, pour un départ sans mauvaise surprise.
À qui s’adresse cette prestation
- Aux personnes dont l’état de santé, une incapacité ou un handicap pourraient ouvrir des droits spécifiques ;
- À toute personne qui souhaite préparer sereinement son départ et en vérifier les conditions à l’avance.
Point de vigilance
Un départ pour inaptitude ou incapacité permanente peut prendre du temps : démarches préalables de reconnaissance, réponse des régimes concernés, correction d’un relevé. Pour un départ anticipé, l’idéal est d’engager cette étude un à deux ans avant la date envisagée.
Le taux d’incapacité permanente : deux taux, pas un
C’est le point que la plupart des assurés découvrent trop tard. Un taux d’incapacité permanente n’est pas un chiffre unique : il additionne un taux médical, qui mesure les séquelles physiques, et un taux socioprofessionnel, qui mesure ce que ces séquelles vous coûtent dans l’exercice de votre métier.
Le taux médical est presque toujours évalué. Le taux socioprofessionnel, beaucoup moins souvent — il n’est pas automatique, il se demande et il se justifie. C’est pourtant lui qui fait franchir les seuils.
Dans les dossiers présentés plus bas, il représente cinq points sur vingt, puis dix points sur quarante. Sans lui, ni l’un ni l’autre de ces départs anticipés n’aurait été possible.
À partir de quel taux pouvez-vous partir ?
C’est la première question que l’on me pose. Voici les repères qui encadrent un départ anticipé à taux plein :
- Taux d’incapacité permanente de 20 % — départ possible à 60 ans, à taux plein.
- Taux d’incapacité permanente de 10 % — départ possible à 62 ans, sous conditions.
- Inaptitude — départ à taux plein à 62 ans. Si vous percevez l’AAH, l’inaptitude est reconnue automatiquement sur présentation de votre notification d’attribution.
- Handicap — les conditions sont plus complexes et s’apprécient dossier par dossier. C’est le cas où une vérification préalable a le plus de valeur.
Ces seuils expliquent pourquoi le taux socioprofessionnel compte autant. Entre 15 % et 20 % de taux médical, il n’y a rien : ce sont les cinq points socioprofessionnels qui ouvrent la porte des 60 ans. C’est exactement ce qui s’est joué dans le premier dossier ci-dessous.
Trois départs anticipés obtenus
Un façadier parti à 60 ans, au titre de l’incapacité permanente
Un façadier atteint de trois maladies professionnelles a obtenu la reconnaissance d’un taux d’incapacité permanente de 20 %.
Avec mon accompagnement sur son incapacité permanente — un taux médical de 15 % et un taux socioprofessionnel de 5 % — il a pu prétendre à un départ anticipé à taux plein pour incapacité permanente à 60 ans.
C’est le même client que le premier dossier présenté sur ma page consacrée au dossier MDPH. Reconnaissance des maladies professionnelles, puis dossier de handicap, puis départ anticipé : trois étapes, un seul parcours, un seul interlocuteur. C’est là que ma triple compétence — droit du travail, droit de la Sécurité sociale, droit de l’action sociale et des familles — change concrètement les choses : je traite l’ensemble des problématiques d’un même client, sans le renvoyer d’un spécialiste à l’autre.
Un technicien de maintenance : 40 % après un accident du travail
Un technicien de maintenance souffrait d’une algodystrophie de la main, du poignet et de l’épaule à la suite d’un accident du travail.
Je l’ai accompagné vers l’attribution d’un taux médical de 30 % et d’un taux socioprofessionnel de 10 %.
Avec 40 % de taux d’incapacité permanente, il partira en retraite anticipée à taux plein à ses 60 ans, prochainement.
Une maladie invalidante : départ à 62 ans au titre de l’inaptitude
Une personne atteinte d’une maladie invalidante s’est vu attribuer l’allocation aux adultes handicapés grâce à mon accompagnement.
Elle pourra partir en retraite anticipée à taux plein à 62 ans dans le cadre de l’inaptitude, celle-ci étant reconnue automatiquement sur présentation de son attribution d’AAH.
Cette voie est souvent ignorée : l’AAH n’est pas seulement une allocation, elle ouvre une porte sur la retraite.
Les trois expertises, expliquées de vive voix
Vous venez de lire trois dossiers menés par une seule personne. En vingt-sept secondes, je vous explique moi-même comment ces trois compétences s’articulent — et pourquoi elles ne se séparent pas.
En 27 secondes : qui je suis et mes trois domaines d'intervention
Ce qui vient avant un départ anticipé
Aucun de ces trois départs n’est parti de la retraite. Chacun est parti d’une reconnaissance obtenue en amont, parfois plusieurs années plus tôt. C’est la raison pour laquelle il faut s’y prendre tôt : un taux d’incapacité permanente ne se fabrique pas au moment de liquider ses droits.
Une pathologie ou un accident lié à votre travail, pas encore reconnu ? Tout commence là : faire reconnaître une maladie professionnelle ou un accident du travail.
Une maladie invalidante, un handicap, une inaptitude qui s’annonce ? Constituer un dossier MDPH solide — l’AAH et la reconnaissance du handicap ouvrent leurs propres voies de départ anticipé.
Vous vous demandez si votre situation ouvre un droit ? Prenons quinze minutes pour vérifier vos taux et vos trimestres, sans engagement.